Vœux 2026 — Doula de transition : nourrir l’âme et construire le Nous
Depuis que je suis enfant, on me dit souvent : « t’es dans la lune ».
Comme si c’était une distraction. Une absence.
Longtemps, j’ai cru qu’il fallait redescendre, m’adapter, me rendre plus « sérieuse ».
Aujourd’hui, je sais autre chose.
Être « dans la lune » n’a jamais été, pour moi, une fuite du réel.
C’est au contraire une manière d’habiter le monde autrement :
plus sensible, plus intuitive, plus reliée.
Cette qualité de présence est au cœur de mon métier de doula de transition.
Elle guide chacun de mes accompagnements autour des grandes transitions de vie.
En 2026, j’ai envie d’honorer pleinement cette part-là.
Accompagner les grandes transitions de vie
Être doula de transition, c’est accompagner les moments où les repères se défont.
Ces moments où l’ancien ne tient plus, et où le nouveau n’a pas encore pris forme.
La ménopause.
Le deuil.
La fin de vie.
Mais aussi toutes ces transitions plus silencieuses : identitaires, corporelles, existentielles.
Dans ces passages, il ne s’agit pas de réparer, ni d’aller vite.
Il s’agit de prendre soin du seuil.
Remettre du sens là où il s’est effiloché.
Ouvrir des espaces de parole quand les mots manquent.
Accueillir les silences, les larmes, les questions.
Autoriser les métamorphoses.
Une approche globale et sensible de l’accompagnement
Mon chemin d’accompagnante s’est tissé au croisement de plusieurs langages :
le décodage biologique, pour relier le corps à l’histoire vécue
l’approche énergétique, pour sentir là où l’élan est entravé
la naturopathie, pour soutenir le vivant dans toutes ses dimensions
l’écriture et les récits de vie, pour redonner une voix à ce qui cherche à se dire
J’y ajoute toujours une part d’intuition, parfois de magie — au sens noble du terme :
celui qui relie, qui révèle, qui transforme.
Nommer les pertes.
Honorer les deuils.
Accompagner la fin de vie.
Inviter la ménopause comme une seconde danse.
Autant de manières de redonner au vivant sa place, jusque dans ce qui fait peur ou dérange.
L’âme comme ressource individuelle et collective
En 2026, je crois plus que jamais que ce que nous avons gardé de l’enfance est précieux.
Notre âme.
Celle qui sent, qui relie, qui écoute.
Celle qui perçoit avant de comprendre.
Celle qui n’a pas encore tout compartimenté.
Cette part-là n’est pas une faiblesse.
Elle est une ressource.
Dans nos parcours personnels, bien sûr.
Mais aussi dans notre manière de faire société.
Les passages de vie ne sont jamais uniquement individuels.
Ils parlent du nous.
De la façon dont nous prenons — ou non — soin de la vulnérabilité.
De la place que nous laissons aux rythmes humains, aux cycles, à la finitude.
Mes vœux pour 2026 : prendre soin des passages et du Nous
Pour cette nouvelle année, je formule un vœu simple et exigeant à la fois :
recontacter ce qui, en nous, est encore vivant, sensible, intuitif
oser l’apporter dans le monde, même quand il ne rentre pas dans les cases
faire de nos passages des lieux de conscience plutôt que de solitude
Et surtout, nourrir le Nous.
Un nous plus lent.
Plus à l’écoute.
Plus incarné.
Et toi ?
Qu’as-tu gardé de ton enfance
qui fera la Une en 2026 ?
Qu’est-ce qui, en toi,
peut venir nourrir le Nous ?
✨