Il aura suffi de deux heures et de deux cafés pour que les Ensorceleuses prennent forme. Le projet, le nom, jusqu’au logo : tout semblait trouver sa place avec une fluidité assez réjouissante.
Pourtant, cette envie ne datait pas de la veille.
Depuis plusieurs années, je souhaitais rassembler des femmes en périménopause et ménopause. J’avais notamment imaginé des « ménopause cafés ». Quand j’en parlais, l’idée suscitait de l’enthousiasme. Quand je proposais des dates, les agendas se faisaient soudain plus discrets…
L’envie est restée. Elle a continué à mûrir au fil de mes accompagnements, de mes rencontres et des paroles entendues. Des femmes qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive. Qui aimeraient pouvoir en parler sans gêne, sans minimisation, sans se voir expliquer comment elles devraient vivre cette période.
Des femmes qui ont aussi des choses à transmettre.
Deux parcours qui se rencontrent
J’ai rencontré Anne-Françoise lors des rencontres auteurs-entrepreneurs de Laurence Ortegat. Nous avions toutes les deux sorti nos livres au même moment. “Les pouvoirs magiques de ta supersensitivité” et “Le livre de la ménopause - de la femme lunaie à la femme solaire”. Nous étions également, chacune de notre côté, en train de construire notre programme en ligne.
Nous avions des points communs et des univers bien à nous.
Chez Anne-Françoise, j’aime cette façon de penser hors des cadres, de laisser une place à l’inattendu. J’aime son côté « sœurcière enchanteuse » assumé. Elle ouvre des portes que je n’aurais peut-être pas pensé à pousser de cette manière.
De mon côté, j’arrive avec mon expérience de l’accompagnement des transitions de vie, de la naturopathie, de la ménopause et de l’écriture. Avec mon besoin de comprendre, de relier, de rendre les choses accessibles.
Au fil de la conversation, nos différences ont trouvé comment dialoguer. Nous n’avons pas eu besoin de nous ressembler pour avoir envie de créer ensemble.
Faire une place à ce qui se transforme
Dans mes accompagnements, je mesure combien la ménopause peut soulever des questions qui dépassent largement les changements du cycle.
Comment est-ce que je me sens dans mon corps ? Qu’est-ce qui me pèse aujourd’hui et que je supportais auparavant ? Quelle place est-ce que je prends dans mes relations ? Qu’ai-je encore envie de porter ? Qu’est-ce que j’aimerais laisser derrière moi ?
Toutes les femmes ne vivent pas cette transition de la même manière. Certaines la traversent assez tranquillement. D’autres sont bousculées dans leur quotidien, leur sommeil, leur rapport à elles-mêmes. D’autres encore éprouvent un mélange de difficultés, de soulagement et d’élan nouveau.
Il nous semblait précieux de créer des espaces où cette diversité puisse exister. Où l’on puisse venir avec ses interrogations et son expérience, sans avoir à correspondre à une certaine image de la femme ménopausée.
C’est aussi le sens de la souveraineté que je souhaite faire vivre dans ce projet : disposer de repères, entendre d’autres expériences, reconnaître ses besoins et garder la liberté de ses choix.
Même une invitation au bien-être peut devenir pesante lorsqu’elle se transforme en nouvelle consigne à suivre. Chez les Ensorceleuses, nous tenons à laisser de la place au discernement de chacune.
Dans cette première vidéo, nous racontons l’origine du projet, son nom et l’intention qui nous anime.
Présentation du projet Les Ensorceleuses
Les cercles : se retrouver et vivre quelque chose ensemble
Il se passe parfois quelque chose de très simple quand des femmes se retrouvent autour d’une expérience commune : une phrase résonne, un rire circule, une question que l’on n’osait pas poser trouve soudain sa place.
Les cercles des Ensorceleuses offrent ce temps de rencontre entre femmes qui traversent cette transition de vie encore entourée de silences et de tabous.
On peut y venir sans avoir préparé quoi que ce soit. Vous n’avez pas besoin d’avoir quelque chose à raconter. La présence, l’écoute et ce qui résonne en vous ont déjà leur place.
Les échanges sont accompagnés. Il n’y a pas de tour de parole systématique où chacune devrait se dévoiler. Quand nous proposons de déposer quelque chose, une invitation vient soutenir ce geste. Anne-Françoise apporte notamment un rituel à chaque cercle.
Lors de notre première rencontre, notre chaudron a ainsi accueilli ce dont nous voulions moins dans nos vies et ce que nous souhaitions y voir grandir. Chacune pouvait le dire à voix haute ou le garder en elle.
Ce qui m’a touchée, c’est cette possibilité de participer à un geste commun tout en préservant son intimité.
Les cercles permettent aussi d’exprimer des envies et des questions. Certaines pourront devenir le point de départ d’un atelier ou d’une bulle. Le projet se nourrit des femmes qui le rejoignent.
Nos cercles se déroulent chez Quatre Quarts, à Court-Saint-Étienne, en Brabant wallon.
Les ateliers : prendre le temps d’explorer un sujet
Une question apparaît dans un cercle. Plusieurs femmes s’y reconnaissent. On sent qu’elle mérite davantage de temps, quelques repères et un espace pour l’explorer.
Les ateliers permettent cet approfondissement.
Autour d’un thème annoncé, ils associent des apports, des échanges et des propositions de mise en pratique ou d’exploration. Selon le sujet, on peut y chercher une nouvelle compréhension de ce que l’on vit, observer ses habitudes, mettre des mots sur une expérience ou essayer une autre façon de faire.
J’y tiens particulièrement : chacune arrive avec un vécu qui compte. Les connaissances transmises prennent tout leur sens lorsqu’elles peuvent rencontrer la vie réelle, avec ses nuances, ses contraintes et ses surprises.
Les bulles : une question personnelle peut éclairer tout un groupe
Les bulles sont des espaces que nous animons chacune séparément, selon nos approches et nos compétences.
Chacune peut venir avec sa question. Dans les bulles que j’anime, je réponds toujours pour le groupe : la question d’une participante devient un point d’appui pour apporter des repères utiles à toutes, ouvrir la réflexion et faire des liens.
Ce fonctionnement est différent d’une succession de consultations individuelles auxquelles les autres assisteraient.
Je m’appuie aussi sur l’intelligence collective. Une participante peut mettre des mots sur ce qu’une autre ressent confusément. Une expérience peut ouvrir une piste. Une question peut en faire émerger une autre, plus proche encore du besoin du moment.
Mon rôle consiste à accompagner ces échanges, à apporter mon éclairage et à permettre au groupe de bénéficier de ce qui se partage. Chacune reste libre de reconnaître ce qui lui parle et ce qu’elle souhaite en faire.
Dans cette deuxième vidéo, nous présentons les cercles, les ateliers et les bulles, pour vous aider à découvrir ces différentes portes d’entrée.
Un projet qui prend vie avec vous
Nous avons donné une première forme aux Ensorceleuses. Les rencontres lui donnent maintenant son mouvement.
J’aime l’idée de ne pas décider à l’avance de toutes les questions qui méritent d’être explorées. Les femmes que nous accompagnons connaissent leur quotidien de l’intérieur. Elles savent ce qui les préoccupe, ce qui les intrigue, ce dont elles n’entendent presque jamais parler.
Cette expérience vécue a sa place dans la construction du projet.
Vous pouvez nous rejoindre pour un cercle, approfondir un thème lors d’un atelier ou venir avec une question dans une bulle. À chaque fois, avec la possibilité d’écouter, de participer et de trouver votre manière d’être là.
C’est cette envie qui m’accompagne depuis le début : que nous puissions nous retrouver autour de ce passage, mettre nos expériences en mouvement et nous sentir davantage actrices de ce que nous traversons.